Editorial   

Edito 

A l’heure où :

* Les retraités sont stigmatisés, considérés comme des nantis et des prédateurs de quelque 15% du PIB national en oubliant qu’ils ont durant des décennies contribué à l’essor de notre pays,
* Les retraités voient l’érosion continue et angoissante de leurs pensions, en net recul depuis 2013 et indexées sur des indices officiels ne couvrant qu’une partie sans cesse plus restreinte de leurs dépenses,
* Quelques 10 millions de retraités vont devoir supporter une augmentation de 1,70% de CSG, sans compensation, mesure qui fera partie selon notre nouveau Président « de l’effort demandé aux plus aisés des retraités pour avoir un système plus      intelligent pour leurs enfants et leurs petits-enfants ». (Les plus-aisés sont ceux qui bénéficient d’une pension de 1 200 euros par mois pour un célibataire et de 1 800 euros par mois pour un couple),  
* Les retraités sont quasiment exclus de notre démocratie sociale : Pas de représentant es qualités dans les membres du CESE le Conseil économique social et environnemental (pourtant deux sièges sont réservés à la protection des oiseaux) ni dans  le Comité de suivi des retraites, sous-représentation dans les caisses de retraite…,
* Les caisses de retraite de professions libérales voient par la parution du décret du 10 mai 2017 leur autonomie de gestion financière des caisses fortement restreinte, ce qui aura pour conséquence directe de réduire le rendement des placements et de  modifier significativement l’équilibre à terme des caisses (voir article sur les enjeux 2017),
* Certains militent pour un régime universel de retraite de base et complémentaire posant notamment le problème de l’avenir des réserves constituées depuis des années par les cotisants,

Comment les 17 millions de retraités vont-ils réagir ? Vont-ils se réveiller ? Vont-ils faire en sorte de rétablir leur image dans l’opinion ? Vont-ils faire valoir leurs légitimes prétentions en matière de pouvoir d’achat et de représentation et oser exiger qu’on leur accorde la place qui leur revient dans la société afin qu’ils puissent s’exprimer officiellement et influer sur les choix fondamentaux qui les concernent ?

La difficulté réside sans doute dans le fait qu’ils représentent une multitude de générations, de modes de vie et de catégories sociales. Mais ils sont de plus en plus nombreux à utiliser et apprécier les médias sociaux pour leur capacité à regrouper des informations pertinentes dans les domaines qui les intéressent (voyages/finances/loisirs), à rester en contact avec leurs enfants et petits-enfants, et à maintenir leur vie sociale active. Ces nouvelles technologies peuvent peut-être avoir dans le futur une importance prépondérante dans ce « combat » à mener collectivement.

Mais restons optimistes et faisons confiance à nos représentants, nos élus, nos syndicats, nos Institutions et nos caisses de retraite pour nous défendre, faire valoir notre existence et nos exigences, et mettre en place des formes institutionnelles et démocratiques innovantes de représentation des retraités.

Je vous souhaite d’excellentes vacances

Alain Rolland, Président

 

 

 

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Rédacteur : rogerlaurent.hc@wanadoo.fr